Quels postes touchés par la robotisation dans la fonction publique ?

Quels seront les postes touchés par la robotisation ?

Un rapport relatif à la modernisation du secteur public a été rendu par un cabinet de conseil. A priori, entre 40 000 et 110 000 postes d’agents seront affectés à court terme par la robotisation, ce qui représente 3 % à 8 % des emplois publics.

Comment les employeurs publics doivent-ils réagir  ?  

 

Une coopération prospère

La fonction publique ne s’est pas encore adaptée aux nouvelles technologies et accuse un retard conséquent sur le secteur privé.

L’occasion est toute trouvée d’opérer un rapprochement avec les acteurs privés lors de l’élaboration de nouvelles politiques publiques. L’Etat dispose aujourd’hui d’une vraie marge de productivité, raison pour laquelle un partenariat entre les start-ups du numérique et l’Etat doit être envisagé.

Le rapport promeut la création d’une « plateforme d’accélération » qui doit guider les entrepreneurs attirés par le secteur public et faciliter la collaboration avec l’Etat.

Cette plateforme sera aussi un outil de financement majeur pour cet écosystème. En effet, elle partagera les fruits des externalités positives avec les start-ups et contribuera à la réduction des dépenses publiques.

Il convient de s’appuyer sur les « x-techs » qui se multiplient en France et d’encourager ces initiatives. On peut citer Fluicity, application destinée aux commune qui dispose d’un agenda collaboratif, de données géolocalisées et qui peut être personnalisée par chaque citoyen.

 

La transformation des emplois de la fonction publique 

Rappelons le, ce sont entre 40 000 et 110 000 postes qui devraient disparaître dans un premier temps et sans doute beaucoup plus à terme.

Les emplois des personnels administratifs, des techniciens et des contrôleurs sont tout particulièrement menacés car leurs tâches sont dans une majorité des cas peu qualifiées. Par conséquent, elles peuvent aisément faire l’objet d’une automatisation.

La robotisation ou l’automatisation des tâches n’est cependant pas une fatalité puisque les répercussions seraient positives si l’on se réfère au rapport du cabinet de conseil. En effet, de nouveaux métiers devraient apparaître comme dans le secteur privé : développeur, community manager ou encore data miner.

 

Les défis de la DGAFP

La route est encore longue pour que la fonction publique soit réellement en phase avec la révolution digitale. Un certain nombre de défis reste encore à relever.

Cela implique d’anticiper l’évolution des emplois, à savoir quels seront les emplois supprimés ou sauvegardés.

La question des formations à mettre en œuvre demeure centrale puisque les fonctionnaires vont devoir développer de nouvelles compétences. Or la gestion de cette évolution de carrière peut s’avérer délicate si elle n’est pas planifiée correctement.

L’organisation managériale nécessite d’être repensée en se tournant vers le télétravail, une plus grande polyvalence des agents et des outils de communication plus poussés.

La fonction publique doit également s’ouvrir aux acteurs extérieurs comme la société civile, les associations ou les start-ups pour partager l’innovation et bénéficier d’une véritable synergie économique.

Enfin, la mise en œuvre d’un plan détaillé comportant les risques et les bénéfices liés à cette nouvelle orientation est essentielle.