Data, intelligence artificielle et mobilité : où en est-on ?

Data, intelligence artificielle et mobilité : où en est-on ?

Le secteur des transports publics fait l’objet de profonds changements dus aux avancées technologiques et numériques. Les collectivités territoriales ne sont pas inactives face aux possibles apports impulsés par le numérique.

 

Nombreuses sont les collectivités qui désirent mettre en place des outils uniques permettant d’emprunter l’ensemble des transports. Cette volonté de passer au numérique répond bien évidemment à la volonté de simplifier les relations entre l’administration et les usagers mais également au souhait de moderniser l’action publique.

 

Une mobilité qui se réinvente grâce aux innovations

Une expérimentation a débuté dès le mois de septembre en Île-de-France. Elle permet désormais aux voyageurs empruntant certaines lignes de bus d’utiliser des tickets innovants, reçus de façon dématérialisée par SMS.

Ce format rompt avec le traditionnel ticket en papier. Pour obtenir le précieux sésame il suffit d’envoyer un code par SMS avec son mobile, dès lors, un ticket électronique est envoyé par SMS sans surcoût pour le voyageur. Ce dernier sera automatiquement valide au moment du paiement et le montant du titre de transport sera ajouté à la facture de téléphonie mobile.

Cette expérimentation démontre la possible collaboration entre les collectivités et les opérateurs de téléphonie mobile.

Cette révolution constitue un bon moyen pour lutter contre les fraudeurs (notamment la fraude par le manque de monnaie). Il s’agit par ailleurs de renforcer l’accessibilité aux transports publics puisque les usagers auront le choix entre plusieurs modes de paiement du titre de transport et plusieurs formats de titres.

La mobilité pourrait également être repensée grâce à l’arrivée de véhicules autonomes (VA). Le gouvernement a ainsi lancé le chantier portant sur la construction d’un cadre réglementaire dans ce domaine. Le cadre juridique des expérimentations portant sur les véhicules autonomes fait l’objet d’une évolution via le projet de loi Pacte voté en première lecture par l’Assemblée nationale et qui sera examiné par le Sénat en janvier 2019.

 

Une mobilité innovante pouvant être source d’exclusion

Notons que ces différentes avancées technologiques sont également à l’origine d’une fracture sociale numérique puisque certains français n’ont ni ordinateur ni de smartphone.

Le développement du numérique dans tous les pans de la mobilité pourrait générer de nouvelles exclusions chez les seniors, qui pour la majorité ne sont pas prompt à utiliser ces nouvelles technologies où pour les habitants exclus par la couverture numérique actuelle du territoire.

Pour faire face à cette problématique, le gouvernement a lancé une stratégie pour le numérique inclusif, afin que chaque territoire soit en capacité de proposer des parcours d’accompagnement et de formation numérique. Dès lors la fracture numérique pourrait être en partie atténuée grâce à ce plan de couverture.

 

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Maiga Keita – Juriste spécialisé en droit public